Charles CAMOIN
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Charles Camoin
(1879-1965) Price: on request
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Charles CAMOIN
Peintre. Marseille 23 septembre 1879 - Paris 20 mai 1965.
Camoin débute des études artistiques dans sa ville natale et les continue dans l’atelier de Gustave Moreau. Pendant son service militaire à Aix, il rencontre Cézanne, grâce à Vollard, en 1901. Le vieux maître l’encourage à travailler d’après nature et échange du courrier avec le jeune artiste. Il pratique un Fauvisme bien tempéré (“Moulin-Rouge, en 1904”) ; le “Portrait d’Albert Marquet” (1905) marque l’influence de Cézanne. A Montmartre, il se lie d’amitié avec Jean Puy, Matisse, Rouault et Marquet, avec lesquels il se produit à partir de 1905. En 1895, avec sa mère, il habite boulevard de Clichy. Camoin expose d’abord chez Berthe Weill, puis chez Druet et participe ensuite à l’exposition dite de “La cage aux Fauves“ aux Salons d’Automne de 1905 et de 1906. Sur la Butte à partir de 1906, au 12 rue Cortot ; à cette époque, Emile Bernard y est encore, mais ils ne se parlent pas. Il s’installe ensuite au 46, rue Lepic en 1920, l’année où il devient Sociétaire de la Nationale des Beaux-Arts. Enfin, de 1937-1938 jusqu’à sa mort, il demeure au 2 bis, avenue Junot dans une maison située au fond de ce qui fut l’impasse Girardon, qui avait été construite pour le sculpteur Antonin Larroux. On dit que la grille de la porte d’entrée provient de l’immeuble de l’Abbaye de Thélème, sur la place Pigalle ; il faut préciser que dans les deux médaillons de cette grille figurent les initiales AT. Camoin peint un petit tableau de cette impasse sur lequel on peut voir Paco Durrio et ses chiens ; il se trouve de nos jours au Musée de Montmartre. Camoin règne sur cet atelier aux sièges fatigués mais dont les murs supportent des toiles de Matisse, de Bonnard et de Marquet ; la pipe à la bouche, un bonnet de nuit sur le chef, des lunettes rondes, et l’air désabusé de celui qui a tout vu, il put longtemps prétendre avoir été le dernier artiste vivant à avoir connu Cézanne, dont il fut l’ami; il avait entretenu avec le vieux maître une solide mais courte amitié. Camoin rencontre Renoir à Cagnes, mais il n’a pas fréquenté le Bateau-Lavoir, apparemment peu intéressé par les recherches du “Laboratoire central de la peinture” selon le mot de Max Jacob. Bonnard est l’une de ses relations, ainsi que Paco Durrio, il n’a cependant pas songé à se mêler aux autres peintres de Montmartre. Camoin expose des nus, des paysages, des marines, des portraits, des natures mortes et des fleurs qu’il traite, après sa période fauve, avec une certaine modération chromatique ; par la suite sa gamme de couleurs s’éclaircit de tons toujours lumineux. Le Musée de l’Ermitage de Lausanne organise une exposition rétrospective en 1997.
Texte © Éditions André Roussard - Dictionnaire des Peintres à Montmartre