Amedeo Modigliani (1884/1920)


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Biographie En Français…

Peintre et sculpteur.

Livourne 12 juillet 1884 - Hôpital de la Charité, Paris 24 janvier 1920.

Dernier enfant d’une famille de juifs séfarades établie en Italie depuis plusieurs générations, fils de Flaminio Modigliani et d’Eugénie Garsin, le jeune Amedeo est de santé précaire, il contracte une pleurésie dès l’âge de onze ans.

En 1898, le 1er août, on l’inscrit à l’Ecole de dessin et de peinture de Guglielmo Micheli, la même année la fièvre typhoïde l’oblige à quitter le lycée.

En 1901, convalescent, il quitte Livourne avec sa mère et voyage à Naples, Amalfi, Capri, Rome, et Florence où il entre à la Scuola Libera di Nudo de l’Accademia di Belle Arti avec pour professeur Giovanni Fattori, chef de file des “Macchiaioli” toscans.

En 1903, à Venise, il est à la Scuola Libera di Nudo, rencontre Ortiz de Zarate et découvre à la Biennale les nouvelles tendances de l’art contemporain en Europe. Enfin en janvier 1906, il arrive à Paris et séjourne à l’hôtel de la Madeleine, avant de s’installer à Montmartre.

Modigliani dessina le portrait de Paul Yaki, daté du 10 novembre 1915.

Sur ce dessin figure la mention fait chez Bouscarat et Paul Yaki donne sa propre adresse au Château des Brouillards 13, rue Girardon.

Cette œuvre est conservée au Musée de Montmartre.

“ …

Modigliani enrichit, sans nul doute, son vocabulaire plastique livournais au contact du monde artistique de Montmartre, à partir de 1906, date de son arrivée à Paris. Il devient plus sûr de lui en prenant connaissance du Cubisme inventé par Picasso et Braque. Chassé du maquis face à la rue Caulaincourt par les nouvelles constructions, il erre d’une chambre à l’autre, de l’hôtel du Poirier à celui du Tertre, il cherche refuge au Bateau-Lavoir, il l’indique à sa mère comme adresse, et finit ensuite par partager une remise, une construction légère en briques et en bois, au N°7 de la place Jean-Baptiste Clément, là où débouche la rue Lepic.

En automne 1907, Modigliani rencontre son premier admirateur. Le Docteur Paul Alexandre et son frère Jean louent, au 7, rue de la rue du Delta, une maison à moitié en ruine et y organisent, avec l’aide du sculpteur Drouard et du peintre Doucet, une sorte de phalanstère pour artistes. Modigliani n’y vivra jamais, mais il y transporte avec une charrette ses livres et ses tableaux. Le docteur Alexandre n’est pas riche, mais il aime la peinture et il désire aider le jeune peintre qui lui inspire une chaude amitié et une sincère admiration. Il conserve jusqu’à la mort de Modigliani environ vingt-cinq tableaux à l’huile et plusieurs cartons bourrés de dessins qui vont de 1907 à 1913, date de leur séparation. A la fin de 1907, Modigliani s’inscrit au Salon des Indépendants où il expose en 1908 cinq œuvres : “la Juive”, deux nus, une étude, “l’Idole” et un dessin. André Warnod et Utter évoquent dans leurs souvenirs de l’époque, les veilles de Noël et du 31 décembre, d’abord rue du Delta, et ensuite au 50 de la rue Saint-Georges, chez Warnod, où Modigliani se serait déchaîné, provoquant un incendie et se livrant à une invocation au feu.
Le peintre Doucet raconte que, lorsque Modigliani habite place J.B. Clément, il décide, pour éviter les inconvénients de la taille directe sur pierre, de se procurer du bois. Les deux amis enjambent la palissade de la station de métro Barbès, alors en construction, pour voler des traverses de rail. En effet, les sculptures en bois de cette période ont toutes exactement les dimensions d’une traverse de métro, mais sauf une, toutes ont disparu.
Les déplacements continuels entre Montmartre et Montparnasse (aux deux rives correspondent deux groupes d’artistes parfois hostiles), l’attitude ambiguë de Modigliani, qui, en 1910, cache à Piquemal son activité de sculpteur et, dans la même période, à Mme Smith celle de peintre, les idées préconçues des uns et des autres sont à l’origine des incertitudes sur la chronologie des différentes œuvres.
Modigliani s’interroge et interroge la sculpture nègre et égyptienne. Chaque signe, chaque symbole est amplifié par son rêve, et la rêverie modifie constamment les schèmes de son interprétation du modèle. La capacité de Modigliani est celle de créer une grammaire qui engendre le regard par son contenu, par la transformation d’autres modèles porteurs d’un certain “mythe”, par un dispositif qui admet le spectateur dans le regard des autres, dans l’ensemble des perceptions possibles. L’expression de l’artiste, qui restera montmartrois dans l’art comme dans la vie, réside toujours en cette volonté aveugle d’aller au delà du présent, voire même de le détruire. Figure contre figure, tradition contre tradition et même avant-garde contre avant-garde. Modigliani demeure fidèle au portrait, à sa tradition du portrait, et ne quitte jamais Montmartre, ses modèles, son cirque et ses amours

… ”. Christian Parisot


English Biography

Livourne 12 juillet 1884 - Hôpital de la Charité, Paris 24 janvier 1920

Amedeo Modigliani was born into a Jewish family of small merchants.

After suffering from pleurisy and typhus in 1895 and 1898, he was forced to give up a conventional education, and it was then that he began to study painting. After a brief stay in Florence in 1902, he continued his artistic studies in Venice, remaining there until the winter of 1906, when he left for Paris. His early admiration for Italian Renaissance painting—especially that of Siena—was to last throughout his life. In Paris Modigliani was overwhelmed by the painting of Paul Cezanne, which exerted a decisive influence on the earliest phase of his work. His initial important contacts were with the poets Andre Salmon and Max Jacob, with Pablo Picasso, and with—in 1907—Paul Alexandre, a friend of the avant-garde artists and the first to become interested in Modigliani and to buy his works. In 1908 he exhibited five or six paintings at the Salon des Independants. He also met the Romanian sculptor Constantin Brancusi, by whose work he was impressed and on whose advice he made a serious study of African sculpture. To prepare himself for sculpture, he intensified his graphic experiments. He detested what he considered the false Impressionism of Auguste Rodin, with its pictorial modeling and susceptibility to the play of light. In his drawings he tried to give to his contours the function of limiting or enclosing the volume. In 1912 he exhibited eight stone heads at the Salon d'Automne whose elongated and simplified forms reflect the influence of African sculpture. Modigliani soon returned entirely to painting, but his experience as a sculptor had fundamental consequences for his style. The characteristics of Modigliani's sculptured heads—long necks and noses, simplified features and long oval faces—soon invaded his painting. By reducing and almost eliminating chiaroscuro—that is, the use of gradations of light and shadow to achieve the illusion of three-dimensionality—he achieved, by the strength of his contours and the richness of juxtaposed colours, a solidity in the flat image that is similar to that of sculpture. The outbreak of war in 1914 increased the difficulties of Modigliani's life. Alexandre and other friends were at the front; his pictures did not sell; his already delicate health was deteriorating because of his poverty, feverish work, and the abuse of alcohol and drugs. He was in the midst of a troubled affair with the English poet Beatrice Hastings, with whom he lived for two years, from 1914 to 1916. He was assisted, however, by the art dealer Paul Guillaume and especially by the Polish poet Leopold Zborowski, who bought or helped him to place a few paintings and drawings. Modigliani was not a professional portraitist; for him the portrait was only an occasion to isolate a figure as a kind of sculptural relief through firm and expressive contour drawing. He painted his friends, personalities of the Parisian artistic and literary world, but also unimportant people: models, servants, girls from the neighbourhood. In 1917 he began painting a series of large female nudes that, with their warm, glowing colours and sensuous, rounded forms, are among his best works. In December, Berthe Weill organized a one-man show for him in her gallery, but the police judged the nudes indecent and had them removed. His last love affair began in the same year, 1917, with the young painter Jeanne Hebuterne, with whom he went to live on the Cote d'Azur. Their daughter Jeanne was born in November 1918. This was also a happy period for his painting, which became increasingly refined in line and delicate in colour. A more tranquil life and the climate of the Mediterranean, however, did not restore the artist's undermined health. After returning to Paris in May 1919, he became ill in January 1920 and 10 days later died of tubercular meningitis. Next day, Jeanne Hebuterne killed herself and an unborn child by jumping from a window. Little known outside avant-garde Parisian circles, Modigliani seldom participated in official exhibitions, and his single one-man show was the one held in 1917 at Berthe Weill's. Fame came after his death with the 1922 exhibition at the Galerie Bernheim-Jeune and, later, with a monograph by the poet Andre Salmon. His original sculptures, mostly in sandstone, are 25 in number; the number of drawings cannot be determined. Except for some 30 large female nudes (1916–19) and 4 landscapes (1919), his paintings are almost always portraits of relatives, artists, writers, musicians, actors, dealers, and collectors, along with many of unidentified persons. The names of the individuals portrayed may give an idea of the Montparnasse milieu frequented by the artist: Constantin Brancusi, Diego Rivera, Henri Laurens, Pablo Picasso, Chaim Soutine, Juan Gris, Max Jacob, Jean Cocteau, Jacques Lipchitz. Some—such as Paul Guillaume, Hanka and Leopold Zborowski, Beatrice Hastings, and Jeanne Hebuterne—were painted several times. Of Modigliani himself, there is only a single self-portrait, painted in 1919, shortly before his death.


Sculpture Originale de Modigliani - Cette oeuvre n'est plus disponible.


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