Léonard Foujita (1886/1968)
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"La Vie et l'oeuvre de Léonard-Tsuguharu Foujita" Catalogue raisonné par Sylvie & Dominique Buisson, éditions ACR 1987 - 582 pages
Édition originale du catalogue raisonné contenant 118 illustrations dont 45 en couleurs
Tome 1
"La Vie et l'oeuvre de Léonard-Tsuguharu Foujita - volume 2" Catalogue raisonné par Sylvie & Dominique Buisson, éditions ACR 2001 - 635 pages
Catalogue de l'oeuvre : Huilles, dessins, aquarelles, gouaches et divers ; gravures ; ouvrages illustrés. - Bibliographie. - Expositions.
Tome 2

Affiche de l'exposition "Foujita et l'école
de Paris" au Musée de Montmartre. Dimension: 69 x 45 cm

Affiche de l'exposition du 11 avril au 16 juin 1991
Dimension: 50 x 68 cm - représente une femme nue allongée - fond gris.
Affiche de l'exposition du 11 avril au 16 juin 1991
Dimension: 50 x 68 cm - représente une femme nue allongée -
fond noir.
FOUJITA Léonard (François René) (Tsuguharu FUJITA)
Peintre et graveur. Tokyo (Shin-Ogawa, Uchigome) 27 novembre 1886 - Zurich 29 janvier 1968. Peintre dorigine japonaise, fils dun général de larmée impériale du Japon, Foujita arrive en France en 1913, après des études aux Beaux-Arts de Tokyo et un brillant début de carrière dans son pays. Aux honneurs qui lui étaient réservés, il préfère rejoindre à Paris la troupe déjà nombreuse des artistes émigrés de lEcole de Paris. Le lendemain de son arrivée, il rencontre Ortiz de Zarate qui lui présente Picasso, Rivera, Apollinaire, Salmon, Derain et tous les autres. Très vite, il devient leur ami, et lun des artistes les plus populaires de lavant-guerre. Les cinq premières années sont des années dintense souffrance. La première épreuve étant de se retrouver lui-même comme artiste, alors quil découvre sans préparation le Fauvisme, le Cubisme et les premières tentatives abstraites. La seconde, celle de survivre à la misère de la guerre alors quil ne reçoit plus la pension de sa famille. En 1917, Chéron, le marchand de Soutine et de Modigliani, lui organise une première exposition personnelle très visitée, notamment par Picasso qui y demeure trois heures. Dès lors sa carrière est assurée. En 1918, il peint un premier paysage de la place du Tertre, sous la pluie. Son style est alors monochrome, sévère et proche du Douanier Rousseau. A Montmartre, il rejoint le soir dans les bistrots, bals et cabarets, ses amis Modigliani, Utrillo, Suzanne Valadon, Max Jacob, Juan Gris et le père Boyer qui peint son portrait (actuellement au Musée National dArt Moderne de Tokyo). Sa femme Youki raconte dans ses mémoires comment il samusait à faire vendre, en un temps record, tous les ufs de la crémière de la rue Lepic en dessinant son visage sur chacun et en signant chaque petit autoportrait. Il est avec Pascin, Kisling et van Dongen au centre de la fête des Années Folles qui secoue Paris entre 1918 et 1930. Au printemps 1939, revenant à Paris après neuf années passées en Amérique latine, en Chine et au Japon, ils sinstallent à Montmartre. De la baie vitrée, il découvre le Sacré-Cur quil peint de nombreuses fois. Il est alors voisin de deux de ses amis peintres Oguiss et Inokuma. Devant la menace allemande, le 23 mai 1940, il doit fuir Paris et sembarquer pour le Japon. Ses meubles et ses tableaux sont conservés par ses amis montmartrois jusquà son retour en 1950. Il sinstalle alors à Montparnasse où il reprend après dix ans une carrière malheureusement interrompue. Naturalisé français en 1955, il se convertit au catholicisme à Reims en 1959, et finit sa vie en France sans jamais retourner au Japon. Atelier à Montmartre au 162, rue Ordener de décembre 1939 à mai 1940.
Sylvie Buisson,
auteur de louvrage Vie et uvre de Foujita Ed. ACR, Paris 1987,
membre de lUnion Française des Experts, préparant la suite du catalogue de luvre de Foujita.
Chargée des expositions au Musée du Montparnasse